• Historique

    C’est à l’automne 1933 que la troupe de St-Martin grandissante se divisait en deux unités:

    Valentin et Ouchy et donnait en même temps naissance à la brigade St-Martin. Les éclaireurs
    du bas de la ville emmenés par Henri Buret, chef de troupe jusqu’en 1937 et suivis d’une
    meute de louveteaux et d’un clan de routiers, prirent leurs quartiers dans les locaux de la
    paroisse du Sacré-Cœur.
    Il avait fallu attendre l’été 1927 pour voir apparaître les premiers éclaireurs catholiques à
    Lausanne. Cette apparition tardive résultait de la méfiance des milieux catholiques vis-à-vis
    du mouvement scout souvent introduit dans le canton par les Unions Cadettes et des pasteurs.
    C’est grâce à l’impulsion d’Edmond Kälin, alors directeur de l’Union sociale catholique,
    que les curés lausannois donnèrent leur accord à la fondation de la troupe catholique de St-
    Martin. Suite à sa reconnaissance par le pape Pie XI qui le qualifia d’« œuvre magnifique », le
    scoutisme fit rapidement souche chez les catholiques.
    Pendant la période de la 2ème Guerre mondiale les activités du groupe furent réduites faute de
    responsables, pour la plupart mobilisés. En 1947, l’organisation de la brigade changea : les
    groupes la composant acquérirent une identité propre avec l’apparition de la fonction de chef
    de groupe. C’est Henri Auderset qui assurera le premier cette fonction au Sacré-Coeur.
    Comme bon nombre d’autres groupes du canton, celui du Sacré-Cœur connut sa plus forte
    affluence durant les années 1960. Entre 1966 et 1967, on compta 684 scouts catholiques
    répartis en 12 groupes dont 113 membres au Sacré-Cœur. En complément de leurs activités
    les scouts de St-Martin avaient construit en 1932 une cabane en bois à Assens. Elle sera
    suivie en 1961 d’une seconde cabane en pierre. Cabanes et terrain seront cédés en 1998 à la
    commune d’Assens faute de relève.
    Puis vint le choc de 1968, la multiplication des loisirs et la baisse de la pratique religieuse.
    Une grosse partie des groupes catholiques disparurent et l’on ne parla plus de brigade.
    L’effectif du Sacré-Cœur connu son plus bas niveau. Mais celui-ci remonta progressivement
    dès la fin des années 1970 avec l’arrivée d’Hansi Hammer et d’une nouvelle équipe de
    responsables. 1983 fut l’année du redémarrage du groupe de Notre-Dame et deux ans plus
    tard la brigade St-Martin fut réactivée
    Au tournant des années 1990, le groupe du Sacré-Cœur s’impliqua fortement en faveur de la
    fusion des associations cantonales féminines et masculines. De bons rapports avaient toujours
    été entretenus avec les unités féminines liées à la paroisse. Elles rejoindront le groupe en
    1991. En 1993, une branche commune « pionniers-cordées » fut créée en collaboration avec
    les autres groupes de la brigade pour mieux répondre aux attentes des jeunes entre 15 et 18
    ans.
    En 2005, le groupe de Notre-Dame s’éteignit. À sa suite, le groupe du Saint rédempteur
    dû arrêter ses activités en 2008. L’un et l’autre manquaient de responsables. Ces deux
    pertes réduirent la Brigade de Saint-Martin à deux groupes sans entacher pour autant leur
    motivation : le groupe de Saint-André dans le nord de la ville et celui du Sacré-Cœur dans le
    sud affichent depuis un visage stable et rayonnant.
    Attaché à la paroisse catholique du Sacré-Cœur, le groupe scout n’en est pas moins ouvert à
    la vie du quartier et accueille les enfants d’autres confessions, d’autres religions ou athées.
    Actuellement, une huitantaine de membres compose le groupe et une association d’anciens et
    d’amis du groupe, Les Potes, s’est créée en 2008 à l’occasion des 75 ans du groupe.